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Partir pendant la crise : est-ce bien raisonnable ?

Vous êtes nombreux à jouer la carte de la prudence en cette période de crise, et préférez remettre à plus tard les éventuels projets de départ. Facile à comprendre. Pourtant, rêver d’autres horizons n’est pas forcément hors sujet.

L’une de nos récentes enquêtes le confirme, la situation d’incertitude actuelle pousse les cadres à l’attentisme : 55 % des cadres interrogés affirment que la crise les incite à « moins bouger qu'avant ». Parmi eux 27 % déclarent qu’ « on se contente de ce qu'on a ». Préserver sa situation, tel est le leitmotiv du moment. Sage attitude ou défaitisme démesuré ?

 

Des opportunités bien réelles

« Les gens ont du mal à bouger, c’est un fait, mais les opportunités existent », estime Sébastien Laboutade, DRH de la société Altimate. C’est vrai, les experts le disent : malgré une baisse des volumes de recrutements, le marché de l’emploi des cadres demeure actif. Avec, bien entendu, des secteurs plus porteurs que d’autres : « informatique et télécommunications, comptabilité, environnement, santé, ingénierie, juridique, banque de détail, etc., continuent de recruter des cadres », détaille Louis-Marie Simoneau, directeur associé du cabinet de recrutement People Search. Ainsi, comme le confirme Alain Labruffe, conseil en ingénierie des RH au sein de Socrate Management Conseil : « malgré la crise, certaines compétences demeurent et demeureront recherchées ».

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La guerre des talents se poursuit

« La crise ne met pas de côté la guerre des talents, renchérit Annette Soulier, manager de l’offre efficacité professionnelle de la Cegos. Au contraire, la concurrence s’exacerbe ». Notamment pour les compétences pointues et les profils expérimentés. D’ailleurs, « les cadres supérieurs et dirigeants trouvent encore, à ce jour, de belles opportunités », déclare Gilles Lacour, consultant senior en évolution de carrière pour le groupe de conseil Altedia.

 

En période de crise, fais ce qu’il te plaît !

Alors après tout, pourquoi ne pas se lancer ? « Pour certains, la peur du risque sera plus forte que le désir de changement, explique Philippe Laurent, coach de transition au sein du cabinet parisien Project Coaching Associés, et puis on le sait, on se met des barrières du style j’ai 50 ans, je suis junior... Mais en vérité il n’existe de situation facile pour personne. » Selon le coach, tout dépend de l’élan de conviction de chacun : c’est moi qui fais que la situation sera difficile ou pas. Ce n’est pas l’environnement qui influe sur moi, c’est moi qui influe sur lui. « Il faut faire ce qu’on veut profondément, c’est comme ça qu’on y arrive. Nos convictions sont plus fortes que la conjoncture », conclut-il.

 

Priscilla Franken - Cadremploi.fr - 2009


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