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Evoluer en interne ou partir ?

On n’est pas obligé de changer de crémerie pour évoluer. Surtout dans les grandes entreprises qui facilitent l’évolution de certains de leurs salariés en interne. Questions à se poser avant de se décider à partir.

Avant d’aller chercher le bonheur dans le pré d’à-côté, vous ne perdrez pas de temps à explorer les possibilités que votre entreprise offre en interne. C’est même le premier réflexe à adopter lorsqu’on est convaincu qu’on a fait le tour de son poste. « Il faut jouer la transparence, parler à son DRH de ses envies, et faire le point sur ce que l’entreprise peut proposer », conseille Louis-Marie Simoneau, directeur associé du cabinet de recrutement People Search. A fortiori si vous êtes dans une grande entreprise : « les opportunités y sont forcément plus nombreuses que dans une PME, rappelle Sébastien Laboutade, DRH du groupe Altimate. Surtout si l’on souhaite carrément changer de métier. »


Grand groupe, multiples possibilités

Et pour cause. Vous avez la bougeotte tous les 3-4 ans en moyenne, alors les grandes entreprises qui, même en temps de crise n’ont pas intérêt à perdre leurs meilleurs éléments, deviennent de véritables pros de la mobilité interne. « Évolution verticale bien sûr, mais aussi fonctionnelle, géographique… nous communiquons énormément sur toutes nos opportunités, et incitons même nos collaborateurs au changement », témoigne Sylvaine Flicourt Garnier, directrice conseils et services RH chez Axa France. À grand renfort de comités de développement professionnel, de forums mobilité, d’une bourse aux emplois sur Intranet, d’offres de formation et d’un « Espace cadres », l’assureur permet à des comptables de devenir souscripteurs ou à des responsables RH d’embrasser la carrière d’agent général par exemple.


Se poser les bonnes questions

Dans tous les cas, vous y verrez plus clair en faisant le point sur vos intérêts et motivations :

- Quel est l’élément déclencheur de mon envie de changement ? Je suis très sollicité ? Je m’interroge parce que je suis en poste depuis longtemps ? Je n’ai pas le choix, en raison de la conjoncture, d’une réorganisation, etc. ? Ou est-ce un réflexe de fuite, à cause d’une relation conflictuelle par exemple ?

- Est-ce le bon moment ? Quelle est mon ancienneté dans l’entreprise/le poste ? Quelles compétences vais-je « vendre » en externe en comparaison avec ce que je peux faire valoir en interne ?

- Je vais laisser quoi ? Une réputation construite ? Des opportunités auxquelles je n’avais pas pensé/qui ne m’intéressent que moyennement ? De bonnes conditions de travail et des relations agréables ?

- Je vais gagner quoi ? Des responsabilités ? Un titre ? Un contexte plus dynamique ? Un chef charismatique ? Un salaire plus élevé ? Des perspectives d’évolution plus rapides ?

 

Partir : plus compliqué et plus risqué

Cependant, si votre entreprise ne peut vous offrir de belles perspectives et que la sclérose vous guette, il est temps de regarder par la fenêtre. Mais attention, partir vers d’autres horizons est une démarche plus compliquée et plus risquée. « Il faut mener une enquête approfondie sur l’entreprise visée, car on peut m’avoir survendu le poste, prévient Luigi Mencarelli, directeur du cabinet de conseil en ressources humaines ConvictionsRH, et ne pas négliger les effets déstabilisants de certains paramètres de type codes comportements très marqués, ou encore le fait de troquer une ambiance familiale contre une ambiance multinationale, et inversement. » Mais le jeu en vaut la chandelle : nouvelles rencontres, nouveaux challenges, meilleures conditions de travail, carrière qui fait un bond...

 

Priscilla Franken © Cadremploi.fr - 2009

 


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