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« Mon départ s’est mal passé »

Christopher a été directeur commercial pendant 5 ans... jusqu’à ce que les relations deviennent trop tendues avec son patron, rendant toute collaboration impossible. La communication ne sera rétablie, et le départ de Christopher négocié, que grâce à l’intervention de leurs avocats respectifs.

Poussé à la démission

Tout a commencé par un désaccord de stratégie. Pour Christopher, la direction que souhaitait prendre son patron mettait son portefeuille clients en péril. « On me reprochait de ne pas me plier aux décisions. Mais en tant que manager, je n’étais pas un simple exécutant, et j’estimais qu’il était de mon devoir de faire connaître mes positions. » Petit à petit, les relations entre son directeur général et lui se dégradent, jusqu’au point de non retour. « C’est allé beaucoup trop loin : nous avons basculé du professionnel au personnel, et le problème est devenu un problème d’homme à homme. Au final, il n’était plus possible de travailler ensemble ». Résultat : le patron de Christopher tente de le pousser vers la porte.

 

Un avocat pour calmer le jeu

« Bien entendu, j’étais d’accord sur le principe de la séparation, mais hors de question de démissionner. Je lui ai donc indiqué que je souhaitais un départ négocié, ce dont il n’a pas voulu entendre parler. Il était fermé à toute forme de discussion. » Partant de ce constat, Christopher décide de contacter un avocat spécialisé en droit du travail. Objectif : faire comprendre qu’il ne se laissera pas faire, et qu’il n’hésitera pas, si besoin est, à ressortir les cadavres du placard, à savoir toutes les fois où le Code du travail n’a pas été respecté au sein de l’entreprise... La démarche produit les effets escomptés : « face à ma détermination, il a changé d’attitude, on n’était plus dans le non catégorique. Cela a permis de dépassionner et rationaliser les échanges, bref, on a dialogué de nouveau ».


Terrain d’entente

Le patron de Christopher a pris un avocat lui aussi, et les entretiens qui ont suivi, alimentés par les recommandations de leurs conseillers respectifs, se sont déroulés plus sereinement. En quelques semaines, un terrain d’entente était trouvé. « Nous nous sommes mis d’accord sur un licenciement, avons négocié mes indemnités, et écourté mon préavis de 2 mois ».


Une expérience éprouvante

Un an après le divorce, Christopher juge ces quelques mois de bataille moralement éprouvants. Il conclut de cette expérience qu’il ne faut pas hésiter à se faire aider par un spécialiste du droit du travail dès lors qu’on souhaite négocier son départ, a fortiori dans une situation où la communication ne passe plus. « Le mot avocat sonne comme quelque chose de plutôt négatif dans l’esprit des gens. Pourtant, leur intervention peut s’avérer cruciale ».

Priscilla Franken © Cadremploi.fr - 2009

 


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