Accueil  >   C'est décidé, je quitte ma boite (malgré la crise) !  > « Mon départ s’est très bien passé »

Recevez les offres d'emploi qui vous correspondent par mail !

Créez une alerte e-mail

15 000 recruteurs attendent de consulter votre CV

Déposez votre CV

« Mon départ s’est très bien passé »

Responsable d’une succursale bancaire dans le Maine-et-Loire, Matthieu a démissionné pour réaliser ses nouveaux projets. Afin qu’on ne l’oublie pas, il a sollicité un entretien de départ avec son DRH. Exemple à suivre...

Matthieu a choisi de jouer la transparence. Et ce, très tôt : quelques mois à peine après son embauche en tant que responsable d’agence locale. Il y a deux ans environ, un nouveau projet se dessinait : partir s’installer au Canada. Hors de question pour lui de jouer les autruches, il s’est montré honnête dès que la décision du grand départ a été prise. « Lorsqu’on a souhaité me confier un nouveau portefeuille, j’ai clairement expliqué que ce ne serait pas logique, étant donné qu’il faudrait que quelqu’un d’autre le reprenne quelques mois après. Ma démarche a été très bien comprise et acceptée, a fortiori parce que trop de changements sont néfastes vis-à-vis des clients. J’ai néanmoins accepté d’autres missions sur du court terme », détaille-t-il.

 

Ne pas rester dans l’anonymat

De plus, hors de question pour lui de partir « comme ça ». Quinze jours avant la remise de sa lettre de démission, Matthieu a sollicité un entretien avec son DRH. Et ce n’était pas qu’une question de forme. Pour preuve, l’échange a duré plus d’une heure. « Je tenais à ce qu’on fasse le point ensemble, sur ce que j’ai apporté à l’entreprise et les compétences que j’ai acquises, mais aussi pour bien clarifier les raisons de mon départ. Enfin et surtout, je voulais qu’il mette un visage et un nom sur un collaborateur noyé dans la masse ». Un peu démago le Matthieu ? Disons plutôt prévoyant.

 

Une question de réseau

« Il est très important d’après moi, lorsqu’on quitte une entreprise, de rester en bons termes, car on ne sait pas ce que l’avenir réserve. Si ça ne fonctionne pas pour moi à l’étranger, voudront-ils que je retravaille pour eux ? Sont-ils suffisamment contents de mes services aujourd'hui pour me reprendre un jour ? Quelles perspectives d’évolution auront-ils à me proposer alors ? Etc. » Une démarche également profitable pour son DRH, qui a pu revenir sur les plans de carrière envisageables au sein du groupe, mais aussi questionner son ex-employé sur son ressenti par rapport à l’organisation du travail, aux tâches qui lui ont été confiées, à l’ambiance. Des informations très précieuses pour toute entreprise qui souhaite connaître ses points faibles et améliorer ses pratiques.

 

De la franchise avant toute chose

À condition bien sûr que le salarié joue la carte de l’honnêteté. « Je me suis montré très franc, et j’ai notamment clairement fait savoir que l’évolution de carrière qu’on me proposait n’était pas assez rapide à mon goût. Mon DRH a d’ailleurs beaucoup apprécié ma sincérité, car beaucoup de gens n’osent pas dire ce qu’ils pensent vraiment. Or, ce n’est qu’en s’ouvrant au maximum à son responsable RH qu’un entretien de départ prend toute sa valeur. »

 

Priscilla Franken © Cadremploi.fr - 2009

 


Vos réactions, vos témoignages :
jequittemaboite@cadremploi.fr